Circulation

Nous sommes en 2017 après Jésus-Christ. Toute la France est occupée par la mise en valeur des métropoles et de leur ouverture sur le territoire grâce aux axes ferrés et routiers. Toutes ? Non ! Un petit village d’irréductibles résiste encore et toujours. Ce petit village s’appelle Paris. Dans ce coin de paradis, on roule à vélo, on marche et l’on respire l’air pur des montagnes Sainte-Geneviève ou Montmartre.

Oui, Madame Hidalgo, a une vision d’avenir, un projet, pour notre petite commune. Alors adieu, voisins des hameaux de banlieues, adieu livreurs de denrées alimentaires et adieu combattants pour la modernité qui espéraient pouvoir rallier le cœur de la capitale. Ici, c’est Paris et l’on espère que vous choisirez d’aller travailler ailleurs, c’est pour cela que nous votons la hausse des tarifs de stationnement, la fermeture sans phasage ni discussion des voies qui permettent de traverser rapidement la ville et que nous créons d’énormes bouchons qui génèrent de la pollution.

Prenez le train, le métro, le bus, triplez votre temps de transport, polluez-vous les bronches, car Paris n’est pas une ville globale, non , c’est un petit village où l’on réhabilite le cheval de trait pour transporter carottes et salades et bientôt, les calèches pour que vous puissiez admirer le nez au vent, la végétalisation en marche. Mauvaise foi ? Écoutez plutôt, l’ancien Premier Ministre, Manuel Valls déclarer : « Depuis que je ne me déplace plus en escorte, je vois que la politique des transports d’Anne Hidalgo est une hérésie » ? On n’aurait pas dit mieux.

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