Associations

Favoriser l’accès à la culture et aux loisirs ou la pratique d’un sport, est un des engagements de la majorité socialiste à Paris. La sociale démocratie n’a-t-elle pas dans son ADN d’offrir la possibilité à chacun de dire : « la vie est belle » ? C’est pour cette raison qu’Anne Hidalgo et ses adjoints ont décidé de mettre en place une politique associative v.ig.o.u.r.e.u.s.e. Ainsi, chaque année c’est plus d’un milliard d’euros de subventions qui sont accordées aux associations. Mais dans le même temps, ce que l’on dit moins c’est que l’exécutif a également décrété la fermeture d’une maison des associations sur deux dans le centre de Paris. Au prétexte que l’offre serait inéquitable territorialement parlant, il est apparu nécessaire d’infliger aux acteurs associatifs une perte à venir de leurs locaux et personnels d’aide.

La destruction d’une partie de l’hébergement des quelques 660 000 acteurs bénévoles ou professionnels de ce secteur va ainsi à l’encontre des moyens toujours plus importants que la ville leur alloue. Mais qu’importe le loisir et la culture pour tous quand on veut rayonner ? Alors la municipalité se pâme devant les créations absconses jouées dans des salles vides, célèbre la mise en lumière de l’interculturalité et installe au cœur d’arrondissements ciblés des dispositifs culturels novateurs, en laissant de côté un grand nombre de publics.

Bref, on favorise une certaine culture et une certaine vision de l’associatif, en dépit du principe d’équité. Mieux encore, alors que l’on valorise la pluralité des expressions culturelles, on rogne sur l’enseignement des arts dans les centres d’animations. Ainsi, d’un côté les concerts s’enchaînent sans discontinuer et de l’autre, on complique l’apprentissage de la musique.

Vous avez dit logique ?

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